Sorties cinéma

Netflix dévoile ses cartes pour 2026 : Entre nostalgie du Far West et amours séoulites

L’année 2026 s’annonce charnière pour le géant du streaming qui semble vouloir jouer sur tous les tableaux émotionnels. Netflix a levé le voile sur deux productions majeures qui marqueront son calendrier : une réinterprétation audacieuse d’un classique de la télévision américaine et le retour, très attendu par la Gen Z, de sa comédie romantique phare située en Corée du Sud. D’un côté, la rudesse du Minnesota du XIXe siècle ; de l’autre, l’effervescence contemporaine de Séoul.

Le retour des Ingalls : une relecture sans concession

C’est sans doute le projet le plus risqué et le plus intrigant de la plateforme : le retour de La Petite Maison dans la prairie. Oubliez la version édulcorée diffusée en boucle entre 1974 et 1983. Prévue pour 2026, cette nouvelle mouture pilotée par la showrunneuse Rebecca Sonnenshine entend dépoussiérer le mythe.

Produite par Joy Coalition et Friendly Family Productions, la série est présentée comme une « réinterprétation ambitieuse » de la saga littéraire de Laura Ingalls Wilder. Loin de l’image d’Épinal, la production promet une plongée viscérale dans l’Amérique de la fin des années 1800. L’intrigue reprendra l’installation de la famille Ingalls près de Walnut Grove, sur les terres sauvages de Plum Creek, mais adoptera un ton résolument plus dramatique. Il s’agira d’une véritable chronique de survie où Charles et Caroline Ingalls devront bâtir un foyer malgré l’isolement, un climat impitoyable et une époque marquée par la fin brutale de la conquête de l’Ouest.

Un casting renouvelé pour une vision « kaléidoscopique »

L’ambition affichée est claire : proposer une lecture contemporaine et nuancée, oscillant entre réalité historique et dimension mythologique. Contrairement à son illustre prédécesseur, ce reboot revendique une approche plurielle, intégrant des perspectives culturelles et sociales diverses, notamment celles des populations autochtones, pour s’éloigner de toute idéalisation systématique.

Côté distribution, la relève est assurée. Alice Halsey prêtera ses traits à la narratrice Laura Ingalls, tandis que le couple parental sera incarné par Luke Bracey (Charles) et Crosby Fitzgerald (Caroline). Ils seront entourés, entre autres, de Skywalker Hughes et Jocko Sims. Si la série conserve les valeurs de solidarité et de résilience chères aux romans, elle s’adresse désormais à un public en quête d’une narration dense, n’occultant rien de la précarité et des injustices de l’Amérique rurale de l’époque.

XO, Kitty : clap de fin au lycée KISS

Changement radical de décor et d’époque avec l’officialisation de la troisième saison de XO, Kitty. Spin-off de la trilogie à succès À tous les garçons que j’ai aimés, la dramédie romantique reviendra sur les écrans le 2 avril prochain. Une annonce qui survient peu de temps après la diffusion de la seconde saison en janvier 2025, confirmant la volonté de Netflix d’accélérer la cadence sur ses franchises populaires.

Toujours chapeautée par l’autrice Jenny Han et la showrunneuse Valentina Garza, cette nouvelle salve d’épisodes marquera la dernière année de lycée de Kitty Song Covey, interprétée par Anna Cathcart, au sein de la Korean Independent School of Seoul (KISS).

L’heure des choix

Le synopsis officiel laisse entrevoir une saison sous le signe de la maturité. Alors que la saison précédente s’achevait sur un suspense concernant un potentiel départ en tournée avec Min Ho (Sang Heon Lee), Kitty aborde cette ultime année avec un plan de carrière et de vie apparemment parfait. L’objectif est double : se rapprocher de ses racines coréennes et, surtout, définir une bonne fois pour toutes la nature de sa relation avec Min Ho.

Pourtant, la série devrait rester fidèle à sa mécanique habituelle où rien ne se passe comme prévu. Des révélations inattendues viendront bouleverser les certitudes de la jeune fille, l’obligeant à naviguer à vue entre amitiés, héritage familial et avenir incertain. Produite par Paramount TV Studios, cette saison promet de clôturer l’arc narratif de la plus jeune des sœurs Covey en beauté.